Les réseaux sociaux utilisés par la génération Y

Facebook est aujourd’hui le réseau social le plus connu en France avec un taux de notoriété de 99% parmi les 18-24 ans et de 97% parmi les 25-34 et 35-49 ans en janvier 2011. A l’automne 2007, sa notoriété n’était que de 38%. L’explosion de Facebook est incroyable et c’est actuellement l’exemple le plus parlant du succès du web 2.0 en France. En 2010, les français sur Facebook sont au nombre de 9,6 millions, toujours 53% de femmes, 43% de 18-25 ans, 23% de 26-34 et 20% de 13-17 ans. On peut également observer les chiffres les plus récents  provenant directement de l’observatoire des réseaux sociaux Ifop de 2011.

Le web 2.0 :

Pour bien connaître Internet aujourd’hui, il faut donc s’attacher à comprendre ce que signifie le web 2.0. Cela comprend la connaissance des plateformes les plus populaires et de leurs principaux utilisateurs.

Selon Nielsen, il y aurait aujourd’hui plus d’inscrits sur les réseaux sociaux que d’utilisateurs d’e-mails (276,9 millions de comptes mails si l’on considère l’Europe, les Etats- Unis, le Brésil et l’Australie contre 310 millions sur les réseaux sociaux).

 Les blogs et la génération y :

Les blogs sont des « plates- formes de communication, de connectivité et d’interactivité permettant aux utilisateurs qui ne disposent d’aucune connaissance en HTML de publier rapidement et facilement du contenu sur le web à destination d’un public mondial, d’où la démocratisation de ces publications et l’avènement révolutionnaire d’un accès universel aux contenus internet.

Le blog constitue un moyen de communication, en tant que tel, chacun de ses billets fait le plus souvent l’objet de multiples commentaires, bien que ce ne soit pas obligatoire. » Pour résumer, on peut donc retenir que les blogs sont des espaces d’expression personnels accessibles à chacun, car le codage informatique en a été simplifié. Sur les blogs, tout le monde s’exprime, peut être lu et recevoir des commentaires de la part d’autres internautes. Les informations sont donc lancées et les débats ouverts. On comprend donc aisément comment les blogs s’inscrivent dans le web 2.0 : la communication entre internautes et le partage sont au centre de cette pratique.

Différentes plateformes permettent aujourd’hui de créer des blogs, parmi les plus populaires en France on peut citer : Skyblog, premier service en France, qui a un large succès auprès des jeunes, peut- être du fait de son appartenance à la radio Skyrock, WordPress et oveblog .

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Caractéristiques et traits de personnalité de la génération Y dans les entreprises

Le site Internet www.generationy20.com s’attache à faire comprendre aux entreprises les caractéristiques de la génération Y afin qu’elle soit mieux comprise. « Les Y sont ludiques, individualistes et ambitieux ». Ils aiment le divertissement et recherche du plaisir dans les tâches qu’ils abordent. Pour autant, ils ne sont pas indifférents à leur réussite professionnelle et sociale.

C’est pourquoi ils ont une capacité à être multi tâches. En effet, c’est une des caractéristiques principales de cette génération qui peut travailler tout en jetant un œil sur les mises à jour du statut Facebook de leurs amis. Certains, et notamment les plus âgés qui n’ont pas développé cette capacité, peuvent penser que la qualité de leur travail est amoindrie et pourtant cela n’a pas été constaté. Les choses ne sont pas moins bien faites par les Y, elles sont faites différemment : de manière plus entrecoupée. On les qualifie souvent de « zapper » or ce n’est pas tant qu’ils changent sans cesse de tâches sans en finir une mais qu’ils peuvent faire plusieurs choses en même temps. Pour à nouveau faire une analogie avec la télévision, ils regarderaient la mosaïque de programme plus qu’ils ne zapperaient.

En outre, l’interconnexion est sans cesse recherchée par les Y. Que ce soit une tendance de fond de cette génération, ou un fait exacerbé par les réseaux sociaux, les relations sociales sont une des préoccupations majeures des Y. Ainsi, on a vu les relations évoluées vers plus de transversalité. Les collègues ne sont plus uniquement des personnes que l’on croise au travail mais également des amis que l’on voit le week-end. Les amis ne sont plus réservés pour le week-end mais s’immiscent sur le lieu de travail via des contacts réguliers sur les réseaux sociaux dans la journée. Le partage et la communication avec ses amis et ses connaissances deviennent alors des impératifs pour les Y qui sont plus que jamais des êtres connectés et sociaux peuvent se séparer de leurs amis et ont besoin de garder le contact avec eux et de « sociabiliser ». Les Y sont impatients. Ils veulent tout et tout de suite. Dépeindre ce portrait d’eux peut sembler les qualifier d’adolescents « attardés » ou d’adulescents mais cette génération vit effectivement dans l’urgence et l’impatience.

Ainsi, ils cherchent à évoluer rapidement dans leur vie professionnelle et à obtenir l’objet de leur désir au plus vite quand il s’agit de consommation. Enfin, la génération Y est très à l’aise avec les technologies de l’information et de la communication. Ils ont grandi en même temps que ces technologies et ont ainsi pu participer à leur évolution et développement. Historiquement, les nouveautés et nouvelles tendances se diffusent dans une société grâce aux plus jeunes, plus technophiles et aptes au changement et à l’utilisation de nouveauté. On l’a vu avec Facebook et Myspace par exemple.

Les plus vieux blogueurs sont donc sans doute des Y, les premiers adeptes des réseaux sociaux, encore eux. Ils ont contribué à l’essor d’un monde internaute qu’ils n’ont aujourd’hui pas quitté et avec lequel ils sont propices à évoluer puisque non réfractaires aux nouveautés et technophiles. Il sera plus aisée pour un Y de se former à une nouveauté technologique qu’à une personne d’une génération antérieure.

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L’Esprit pirate : quelques chiffres

La loi Hadopi, qui vise à lutter contre le téléchargement illégal, a été votée en Juin 2009 ; elle est entrée en application à partir d’octobre 2010. Selon une étude Ipsos de 2009, 15 % seulement des internautes français ont recours au téléchargement illégal, la France se situant loin derrière d’autres pays comme la Chine, la Russie, l’Inde, l’Espagne ou l’Italie et à un niveau assez égal de celui des Etats-Unis. La proportion est un peu supérieure pour les 16-34 ans : 20 % déclarent pirater des contenus vidéo ou musicaux . Ce taux tombe à 6 % pour les jeux vidéo. Pour les contenus vidéo ( télévision, cinéma, sport), le téléchargement illégal est néanmoins trois fois plus répandu que le téléchargement légal ( 14 % contre contre 5 % ). Cette proportion s’inverse sur le marché des jeux vidéo ( 6% contre 17%). Le piratage ne serait donc pas une pratique  exclusive, mais plutôt une pratique d’opportunité.  Selon un sondage réalisé pour Allociné, 84 % des 15-24 ans reconnaissent avoir déjà piraté un long-métrage ou une série ; selon une autre étude par le quotidien Métro sur le téléchargement illégal, 29 % des sondés s’y adonnent ; 57% des 18-24 ans ont téléchargé illégalement de la musique contre 18 % pour l’ensemble des internautes ; 42 % des 18-24 ans ont téléchargé illégalement des films, contre 13 % pour l’ensemble des internautes ; 22% des 18-24 ans ont téléchargé des séries télévisées, contre 5 % pour l’ensemble des internautes ; 21 % des 18-24 ans ont téléchargé des jeux vidéo contre 4 % pour l’ensemble des internautes.

Pour de nombreux jeunes internautes, la gratuité est le mode d’accès « normal » attendu sur le Net en matière de pratiques culturelles et une façon de consommer qui ne leur pose pas un grand problème de conscience. Bien des arguments confortent ce sentiment d’impunité : la législation de la copie privée qui autorise la consommation dans un cadre familial, le sentiment d’être une « goutte d’eau » dans un phénomène de consommation de masse. Les 20-24 ans ne sont que 14% à lire un quotidien national tous les jours ou presque.

Dans la presse, par exemple est éloquent. Les jeunes ou moins jeunes, s’informent de plus en plus et se « cultivent » sur le Net. Ils consultent essentiellement les journaux gratuits et les sites d’information du Net.

 

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Le droit à la culture numérisée pour tous et gratuite

Les jeunes ont intégré le concept de consommation à la demande « quand je veux et si je veux ». Ils téléchargent de la musique, des films, des séries, des logiciels, des jeux vidéo, des articles et écoutent de la musique en streaming ( deezer), ils naviguent sur des sites de partage de fichiers( you tube dailymotion), et regardent en podcast des programmes de télévision ou radio.

En effet, les jeunes que ce soit sur des sites légaux ou illégaux, essaient essentiellement de consommer sans payer. Des enquêtes confirment que l’attente de la gratuité concerne surtout les moins de 25 ans qui pour eux Internet est plus corrélé avec la recherche de « bonnes affaires ». Pour la génération numérique, la consommation est désormais ludique, un jeu où l’on cherche à dénicher les « bons plans ».

Selon une enquête en 2010, 74 % des Français jugeaient que les NTIC( nouvelles Technologies de l’informations et de la communication), ont favorisé de manière importante l’accès à la culture. Pour beaucoup de jeunes qui ont de faibles moyens, Internet rend possible un rêve : la gratuité ou presque, des consommations culturelles, l’idéal  d’une culture adaptée et accessible à tous à laquelle ils n’auraient jamais eu accès autrefois.

 

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Génération « la culture accessible pour tous »

A la fin des années 2000, le Web 2.0 s’est popularisé très rapidement dans les sociétés occidentales, alors même que la jeunesse de ces pays subissait les effets de la crise financière.  Les deux phénomènes – révolutions des technologies d’une part et difficulté de la génération Y à s’intégrer et à trouver un emploi stable dans un univers de plus en plus compétitif a sans doute intensifié ou modifié, via l’innovation, l’usage du Net par les jeunes, qui ont su utilisé ce nouvel outil tant pour leur sociabilité que pour leur consommation et leur ancrage économique. Ainsi, dans une société qui leur ai peu favorable, le Net s’impose à eux comme une opportunité d’agir et de s’adapter au contexte. D’un côté les jeunes  trouvent dans le Net des biens de consommation et des moyens d’échanges bon marché adaptées à leur niveau économique souvent modeste. D’un autre côté les valeurs  du Net notamment celle de la gratuité ou du low cost et donc l’idéal qui a un sens : le droit à la « culture numérisée pour tous ».


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